Archive pour la catégorie 'Neurosciences Cognitives'

BONNE NOUVELLE POUR LES ORTHOPHONISTES: MASTER DE NEUROSCIENCE

Nous avons l’honneur de vous informer que le master de neurosciences a été reconduit Pour l’année universitaire en cours (2011 /2012).

 

Aussi, nous vous prions de bien vouloir vous rapprocher auprès du département de psychologie, sciences de l’éducation et d’orthophonie Université d’Alger 2- Bouzariah Pour une éventuelle inscription.


Bonne réception.   

 

Publié dans:Neurosciences Cognitives |on 27 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

Sciences du langage et neurosciences : L’expérience pluridisciplinaire

Deux ouvrages à l’OPU sur les sciences du langage viennent de paraître. Le premier, collectif, sous la direction du professeur Nacera Zellal, est le deuxième numéro de la revue du laboratoire Slancom : Sciences du langage – Neurosciences cognitives – Communication. Il est en fait le septième d’une série de numéros lancés en 1993 sous l’appellation : Revue scientifique de la société algérienne d’orthophonie, Orthophonia.

Les thèmes qui y sont développés répondent à un va-et-vient constant de la pratique vers la théorie, des diverses approches de la communication et de sa pathologie. Les congrès internationaux, organisés régulièrement dans le monde depuis une dizaine d’années, montrent bien l’intérêt des biologistes et des médecins pour la place et le rôle prépondérants des sciences humaines, notamment cliniques, dans le vaste champ des neurosciences. Ce numéro met précisément l’accent sur cette place et ce rôle, embrassant, sous l’intitulé Sciences du langage, traductologie et neurosciences, autant d’expériences en linguistique, en psychologie, en traductologie, en didactique, en physique acoustique, qu’en médecine et en épidémiologie, en d’autres termes, toutes les diverses approches d’un objet scientifique commun : «l’homme communicant». Pari difficile à réaliser que de mettre autour d’une même table des chercheurs nationaux et internationaux : médecins ORL, linguistes, psychologues, orthophonistes, acousticiens, traductologues, terminologues… ! La réussite de cette expérience, pluridisciplinaire fut-elle, encourage à relever d’autres défis de ce genre. D’ailleurs, à travers son article introductif : «Sciences du langage et neurosciences ou de l’acquisition à la pathologie, en passant par la description linguistique et la didactique», Nacira Zellal propose une synthèse à la base d’une explication actuelle et globale des sciences humaines. Outre les nombreuses expériences pratiques rapportées dans cet ouvrage de 367 pages parfaitement présentées et illustrées, est également proposée, en langue anglaise, conformément aux monographies du Cross Linguistic Aphasia Study (CLAS), 1990, John Benjamins Publishing Company, USA, la monographie sur L’agrammatisme en langue arabe, à laquelle, vu l’importance et la spécificité du document, est réservé un espace important. Préfacée par Jean Metellus et évaluée par André Rock Lecours, cette recherche a été achevée en 1992. C’est la première monographie du genre pour la langue arabe. Elle a été réalisée dans le cadre d’un accord programme de coopération algéro-français (ex-université d’Alger/université de Toulouse Le Mirail). Elle rapporte, outre une classification des déficits grammaticaux dans l’aphasie du sujet arabophone, une description fine des structures morpho-syntaxiques fragiles versus résistantes dans l’aphasie ayant conduit vers leur explication théorique d’ordre psycholinguistique-cognitif. Les techniques thérapeutiques en découlent, tout comme en médecine le soin découle de l’étiologie de la maladie. La présentation des corpus en transcription interlinéaire selon la méthodologie anglo-saxonne justifie, pour ce numéro, le choix d’un format en 21/29,7. La transcription phonétique des performances pathologiques est en effet la base de tout travail clinique. Ainsi, en psychologie, que le trouble soit cognitif ou instrumental, il est à rechercher dans la langue maternelle orale qui n’est ni traduisible ni à écrire comme on écrit une langue académique. La phonétique est la science de l’oral, elle permet de transcrire les données cliniques du patient, afin de les observer de façon scientifique. Or, depuis l’indépendance, le psychologue «écrit» ou traduit en français l’oral, ce qui relève de «recettes et de techniques personnelles» et non d’une démarche objective et scientifiquement justifiée. Appliquées dans cette monographie avec un maximum de rigueur, les règles théoriques de la phonétique serviront l’étudiant et le clinicien chercheur. Le second livre est une deuxième édition du Guide de méthodologie de la recherche postgraduée, paru à l’OPU, en mars 1996 et dans laquelle Nacira Zellal a utilisé les sciences humaines et sociales comme exemple d’application. Dans ce nouvel ouvrage, le domaine d’application des principes et des techniques de recherches qu’elle propose est celui des sciences commerciales, partant de sa propre expérience de professeur associé à l’INC (Ben Aknoun, Alger). Avec une pédagogie exemplaire, elle expose les différents procédés d’un travail de recherche, leur gestion et la présentation formelle d’un mémoire ou d’une thèse. Elle fournit des «astuces» d’ordre pratique pour mener à terme et dans le délai imparti un travail de recherche satisfaisant. La grande originalité de ce guide consiste en l’explication des règles de rédaction de l’exposé théorique d’une recherche, partie qui pose souvent problème, application faite d’un exemple con-cret : «Le marché monétaire». Les chercheurs en gestion, en économie, en droit des affaires y trouveront aussi un précieux enseignement.

Publié dans:Neurosciences Cognitives |on 29 décembre, 2010 |Pas de commentaires »

NEUROPSYCHOLOGIE

C’est la première neuropsychologue algérienne, actuellement elle est enseignante à l’université d’Alger. Cette mise au point à été publiée dans le quotidien d’Oran (02/03/10).

par Pr. Nacira Zellal *

Suite à l’article paru dans le Quotidien d’Oran du 22/02/2010, p. 13, intitulé «Victimes d’une attaque cérébrale. Rendus muets, la musique leur rend la parole», je voudrais apporter quelques informations.
Lorsqu’un sujet est victime d’un accident vasculaire affectant le lobe antérieur de l’hémisphère majeur (gauche chez le droitier), il ne devient pas muet, il devient aphasique. L’aphasique ne perd jamais totalement le langage, quelles que soient la topographie et l’extension lésionnelles. Sa rééducation neuropsychologique est pratiquée par l’orthophoniste spécialisé en aphasiologie, au sein des services neurologiques. Dans le cas d’une réduction psycholinguistique sévère, forme d’aphasie motrice (aphasie de Broca), le sujet est inhibé dans son langage oral, bien qu’il en conserve la compréhension. L’écriture devient le mode de communication résiduel. Dans le cas d’une jargonaphasie, forme d’aphasie sensorielle (aphasie de Wernicke), le sujet est diffluent et la compréhension est altérée.

Le neurologue anglais John Hughlings Jackson a relativisé cette dichotomie en découvrant, en 1915, que tous les aphasiques perdent le langage volontaire, mais conservent le langage automatique. Il a développé le concept de «Dissociation Automatico-Volontaire». Par exemple, si l’on demande au patient de boire de l’eau, il ne le fera pas ; mais, s’il a soif, il boira de façon spontanée. La musique fait partie du registre des automatismes chez l’homme : les paroles d’une chanson nous reviennent lorsqu’on en fredonne l’air. En outre, la musique et tous les stimuli qui ne se verbalisent pas (exemples : la reconnaissance des visages, de l’espace-temps), sont gérés par l’hémisphère droit. L’imagerie médicale, introduite en rééducation aphasiologique à la fin des années 80 au Groupe hospitalier Pitié-Salpétrière a montré l’activation des zones cérébrales de l’hémisphère droit, lorsqu’en cours de rééducation, l’aphasique moteur récupère le langage oral. Les fibres associatives entre les deux hémisphères ont toute leur explication dans ce phénomène, au point qu’aujourd’hui, on parle de connexionnisme. Il est donc normal que la musique, lorsqu’elle intervient comme porte d’entrée pour la rééducation, stimule le patient et l’aide à produire du langage oral.

Par conséquent, dissociation automatico-volontaire et compensation par l’hémisphère droit sont deux découvertes anciennes qui expliquent pourquoi la musique aide l’aphasique à reparler.

Or, l’article présente les travaux du neurologue Gottfried Schlaug, Professeur à l’Université de Harvard et la vidéo qu’il a projetée à la Conférence de l’American Association for Advancement of Science, comme étant le fait d’une invention.

Un facteur supplémentaire démontre l’ancienneté de l’efficacité de la musique en neuropsychologie. La MIT, Melodic Intonation Therapy dont l’article fait également état, a été, en fait, découverte en 1975 par deux chercheurs américains : William Sparks et Audrey Holland. Utilisée comme méthode de rééducation de l’aphasique moteur, la MIT a fait l’objet des travaux mondialement connus de l’orthophoniste Philippe Van Eekhout, dont je fus la stagiaire à la fin des années 70 à la Clinique Saint Coûme de Juvizy et à sa Consultation de la Pitié Salpétrière. Il nous a initiée à la TMR, la Mélodie Thérapique Rythmée (1).

Suite à la création en 1987 du magistère d’orthophonie à l’Université d’Alger, a été soutenue une thèse en 1995 dans la thématique de la rééducation de l’aphasique arabophone, à travers l’adaptation de la MIT aux versets coraniques. L’auteur, qui a bénéficié d’un stage chez Ph. Van Eekhout, est actuellement Maître de Conférences au Département de psychologie, des sciences de l’éducation et d’orthophonie de l’Université de Bouzarreah et enseigne cette méthode depuis près de 15 ans.

Alimentées par l’idée que rythme et mélodie sont des paramètres spatio-temporels, nos recherches nous ont permis d’aboutir, dans l’optique de Jackson, à l’unification des déficits et de proposer un modèle théorique de rééducation neuropsychologique, valable pour tous les aphasiques. Basé sur la réhabilitation de la notion cognitive de structuration spatio-temporelle du sujet cérébro-lésé, ce modèle ouvre de nouvelles voies en neurosciences cognitives (2) (3) (4) et (5).

* Neuropsychologue

Notes :

1. Philippe Van Eekhout, «Rôle de l’hémisphère droit dans la rééducation de l’aphasie» et «Rythme, Intonation Accentuation : la rééducation des aphasies non fluentes sévères», Actes du IX° Colloque Scientifique d’Orthophonie, Palais de la Culture, Alger, 16-17/12/1992, publiés dans la Revue de la Société Algérienne d’Orthophonie (SAOR), n°1, pp. 99-111 et 153-167.

2. N. ZELLAL, «L’aphasie n’est plus dichotomie, essai de démonstration sous l’angle de la psychologie cognitive », GLOSSA, UNADRIO, Iceberghes, n° 23, 1991, pp. 34-45.

3. …………… «One type of aphasia and one type of disturbance», 7th World Congress of IBRO, Melbourne, 12-17/07/ 2007.

4. ……………, «Naissance de la neuropsychologie en Algérie, une expérience de 30 ans», Colloque International de Neurosciences, NEF, ENS de Lyon, 23-26/03/2009.

5. ……………, «Rééducation des troubles aphasiques du patient arabophone», Colloque du Laboratoire des Sciences Cognitives (LASCO), Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Université Sidi Mohammed Abdellah, Fes, mars 2010.

Par Haddar Yazid

Publié dans:Neurosciences Cognitives |on 29 décembre, 2010 |Pas de commentaires »

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