Archive pour la catégorie 'Neuropsychologie de l’Adulte et de l’Enfant'

Protocole de rééducation théoriquement justifié

Pr. N. ZELLAL

 I- INTRODUCTION 

Dans toute prise en charge clinique, il existe trois principaux angles d’appréhension de la pathologie qu’il est donné de traiter :

- celui de la description sémiologique, l’objet, ici, c’est de situer le trouble dans un ensemble nosologique. Dans le domaine particulier de l’orthophonie, des classifications des divers troubles doivent être publiées ; de par le monde, elles existent et elles sont enseignées en Algérie ;  

- celui de l’explication des phénomènes en cause dans cette sémiologie ; les études phénoménologiques sont peu nombreuses ; il faut effectivement des décennies de travail pour créer une théorie ;

- celui de la rééducation déduite de cette théorie.

Ainsi, toute science n’est science que par les solutions qu’elle apporte, cela veut dire qu’une recherche orthophonique n’apportant pas un SOIN efficace, n’est qu’une illusion de la notion de chercheur.   

Cela veut dire encore que faire des tests (élaboration, laquelle opération n’est d’abord possible que si une nouvelle théorie du trouble évalué et caractérisé le permet ; adaptation au réel social, …) n’est pas une fin en soi ce n’est qu’un moyen technique permettant de commencer un travail scientifique réel.

En plus, aucune nouvelle classification des troubles orthophoniques n’a été, depuis l’indépendance, proposée en Algérie, il se trouve donc que seules des recherches descriptives sont accumulées. 

Plus directement, pour nous, orthophonistes-neuropsychologues, il est nécessaire de comprendre le trouble pour le rééduquer. En effet, tout comme il faut s’attaquer à l’étiologie d’une maladie en médecine, en orthophonie, l’on s’attaque à l’explication théorique qu’on en retient. Faute de quoi, des récidives auraient lieu. Et en aphasiologie précisément, l’on se pose la question suivante : de quoi le signe (ou structure verbale pathologique) est-il le symptôme ?    

Je me situe dans une optique pragmatique, c’est-à-dire psycholinguistique, ou encore une optique qui consiste à chercher ce que la structure linguistique compromise, du phonème  au texte, en passant par le mot et la phrase, a de psychologique.

Plus directement, ma perspective est d’ordre cognitivo-comportementaliste étant entendu que le comportement qui nous intéresse, c’est le comportement langagier. Il est donc question de tenter de comprendre les mécanismes psycho-cognitifs mis en jeu dans l’usage psycho-social des structures linguistiques.

Il est à noter que je ne reprendrai pas, ici, toutes les questions ayant trait à l’organisation cérébrale des fonctions cognitives (dont le langage) puisqu’un article paru dans le n° 06 (2007)  de la revue de Neurochirurgie en fait état. Je me limite à rappeler le fait que dès l’introduction, au milieu du 20° siècle, du critère psychologique par des neurologues comme  J. H. Jackson (1920), dont les travaux se sont succédé depuis la phrénologie de F. J. GALL (1758), l’on a commencé à comprendre les déficits aphasiques occasionnés par une lésion acquise en foyer, et donc à les rééduquer.

En effet, des théories explicatives sont nées des protocoles neuropsychologiques et je me situe dans cette perspective. 

En voici donc la démarche.

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